[mailto:info@site.com]
[http://www.lmsoft.com/PowerByMindscapeFR]
[./44als1.html]
[./44als2.html]
[./44als2.html]
[http://www.parti-federaliste.fr]
[http://www.chavrier2007.eu]
[./44alform.html]
[http://gilles.maillet.free.fr/histoire/recit_bourgogne/recit_comte_bourgogne.htm]
[http://www.cancoillotte.net/rubrique.php3?id_rubrique=2]
[http://www.racinescomtoises.net/rubrique.php3?id_rubrique=55]
[Web Creator] [LMSOFT]
Histoire de la  Franche-Comté

 Epoque celtique

Vers le IVe siècle av. J.-C., les peuples celtes étaient perpétuellement en conflit avec leurs voisins. Les Éduens et les Séquanes étaient deux des tribus les plus puissantes. Les premiers étant alliés des Romains, les seconds firent alliance avec des Germains, les Suèves d'Arioviste. En 58 av. J.-C., les Helvètes  envahirent le territoire des Séquanes, qui demandèrent l'aide de César. Ce dernier se porta à leur secours et repoussa les Helvètes, mais obligea les Séquanes à rendre les territoires pris précédemment aux Éduens. Cet événement marqua le début de la Guerre des Gaules durant laquelle les Séquanes participèrent à la révolte gauloise aux côtés de Vercingétorix. La bataille finale, Alésia, eut probablement lieu sur leur territoire (près de Salins-les-Bains, Chaux-des-Crotenay, Alaise, ou Pont-de-Roide).

L'occupation romaine

Sous Auguste, la Séquanie fut tout d'abord incluse dans la province de la Gallia Belgica. Plus tard, sous Dioclétien, la Séquanie fut élevée au rang de province (Provincia Maxima Sequanorum). La paix romaine transforma la Séquanie. Cette paix fut cependant émaillée de révoltes. Plus tard (en 70 ap. J.-C.), les Séquanes refusèrent de se joindre à la grande révolte de la Gaule menée par Gaius Julius Civilis et Julius Sabinus. Les Séquanes battirent les Lingons qui, conduits par Sabinus, avaient envahi leur territoire. L'arc de triomphe de Vesontio fut peut-être construit à cette occasion. En récompense de sa fidélité, Vesontio fut également élevée au rang de colonie.

Au IIe siècle,  Vesontio fût évangélisée et c''est à partir de cette ville que le christianisme fut diffusé en Franche-Comté. Au début du IIIe siècle, les Barbares lancèrent des raids dans la région, puis les Alamans pillèrent la province. L'empire romain, de plus en plus affaibli, repoussa avec difficulté ces attaques. Pour se défendre face à celles-ci, le nord de l'ancienne Séquanie fût fortifié.C'est à cette époque que le christianisme s'implanta durablement dans la région, notamment dans les villes.Après la chute de l'empire romain, la région fut successivement sous le contrôle des Alamans,Vandales, Francs puis des Burgondes.

Le royaume burgonde

Les Burgondes étaient un peuple germanique installé depuis le début du Ve siècle en Germanie, sur la rive gauche du Rhin
En 451, les Huns pillèrent Besançon, Luxeuil et d'autres villes comtoises . Le royaume burgonde s'agrandit progressivement vers le nord. Ils annexèrent ainsi Besançon en 485. En 523, les rois francs Clotaire Ier, Childebert Ier et Clodomir menèrent une campagne contre les Burgondes. Le royaume burgonde fut définitivement conquis en 534.

La Bourgogne, dont la Franche-Comté faisait alors partie, fut érigée en royaume mérovingien (561-687). Après la mort de Louis le Pieux en 843 ,les terres à l'est de la Saône (la Franche-Comté) furent séparées de celles à l'ouest par le traité de Verdun. La Franche-Comté est alors intégrée à la Lotharingie.  Lothaire Ier mourut en 855, puis un  de ses fils Lothaire II, en hérita. En 888, le duc de Bourgogne Transjurane, Rodolphe Ier fut sacré roi, mais le pouvoir réel bascula peu à peu en faveur des comtes. Les terres bourguignonnes (à l'exception de l'actuel pays de Montbéliard) furent alors regroupées par  Otte-Guillaume, vers 981. Du partage de son héritage naquirent le duché et le comté de Bourgogne. Vers 1032, le royaume de Bourgogne fut alors rattaché au Saint-Empire Romain-Germanique.

Le comté de Bourgogne

L'archevêque de Besançon, qui avait soutenu l'empereur, lors d'une révolte de certains puissants seigneurs bourguignons, obtint des droits régaliens sur Besançon en 1043 et la cité devint ville impériale. En 1156, Béatrice, fille de Conrad III et héritière du comté épousa l'empereur, Frédéric Barberousse. En 1178, ce dernier fût couronné roi de Bourgogne.


La maison de Bourgogne

Le duché et le comté de Bourgogne furent unis durant près de deux siècles. Au cours  de la guerre de Cent Ans, Eudes IV duc de Bourgogne, soutint le roi de France, Philippe IV . La noblesse comtoise était divisée et certains barons combattirent avec Eudes, d'autres du coté de l'empereur. Entre 1346 et 1349, la peste noire ravagea la Bourgogne et dépeupla très fortement villes et villages, emportant notamment Eudes IV en 1349. Son petit-fils, Philippe de Rouvres, hérita alors de la Bourgogne. Sa mère Jeanne exerça la régence et se remaria en 1350 avec le dauphin Jean (le futur Jean le Bon), fils du roi de France, qui, roi à son tour, se mit à diriger les affaires du comté et du duché de Bourgogne. En 1357, Philippe fut marié à Marguerite de Flandres. Alors, Jean le Bon, s'octroit le duché de Bourgogne. Le comté de Bourgogne  revient à Marguerite de France.

C''est en 1366 qu'apparaît le terme de Franche-Comté pour désigner le comté de Bourgogne.Durant la guerre de Cent Ans, les Grandes compagnies de mercenaires, qui ravagaient les régions françaises parmi lesquelles le comté de Bourgogne, furent battues par le capitaine-général de Franche-Comté, Jean de Vienne. En 1369, Marguerite de Flandres, veuve de Philippe de Rouvres, épousa Philippe le Hardi, frère du roi de France Charles V.

En 1382, un nouveau mariage réunit finalement les deux Bourgognes. Il se créé alors un véritable État au cœur de l'Europe occidentale, une nouvelle Lotharingie, indépendante et dominant ses deux puissants voisins : le royaume de France et le Saint-Empire.La comté est alors dotée d'institutions solides. Le Parlement de Dole, entre autres, est créé en 1386.

Mais la violence reparaît et des mercenaires pillent le pays . Puis les Français et les Suisses, d'un commun accord, envahissent la Comté et ces derniers défont le duc- comte Charles le Téméraire. Tandis qu'un traité est signé avec la France et que les Comtois s'efforcent sans succès de repousser les Suisses , Charles le Téméraire meurt lors du siège de Nancy. Le duché est rattaché à la France, et le rêve des grands ducs d'Occident s'évanouit.

L'empire romain-germanique

Les occupants suisses de la Franche-Comté sont vite remplacés par les armées du roi de France Louis XI. A sa mort, Charles le Téméraire ne laisse qu’une fille : Marie de Bourgogne âgée de vingt ans, qui devient donc l’héritière du puissant état bourguignon. Le roi de France Louis XI en profite  pour occuper les duché et comté de bourgognes, non sans  lui proposer un mariage avec son fils le dauphin Charles. Mais Marie refuse et préfère s'unir le 19 aout 1477avec Maximilien d’Autriche héritier des Habsbourg et futur empereur romain germanique, trouvant ainsi un bon protecteur pour ses états. Mais Louis XI n’entend pas abandonner si facilement et annexe d’abord légalement le duché de Bourgogne, qui était un apanage et  revenait naturellement à la couronne de France, puis envahit la comté. Mais, il n’avait pas de droit sur la Franche-Comté. Le peuple comtois se soulève alors et repousse les troupes royales.

Furieux, Louis XI contre-attaque. Il incendie Dole et les autres villes comtoises et détruit près de cent châteaux . En 1482, Marie de Bourgogne décède . Sa fille Marguerite  est seule héritière du Comté de Bourgogne et des Pays-Bas. Son fils Philippe le Beau est l'héritier de l’empire des Habsbourg. Une nouvelle fois, le sort de la Franche-Comté va dépendre d’un mariage. Louis XI reprend espoir et obtient l’union entre son fils, le futur roi Charles VIII et la jeune héritière de Bourgogne. La promesse de mariage est entérinée par le traité d'Arras qui donne la Comté à la France. Après la mort de son père, Charles VIII préfère épouser Anne de Bretagne. Outré par cet affront fait à sa jeune fille, Maximilien de Habsbourg entreprend de reconquérir la Franche-Comté. Charles VIII qui a alors des ambitions en Italie laisse faire et accepte d'abandonner le comté par le traité de Senlis signé en 1493.
 Les troupes royales sont chassées du sol comtois. La vallée de  Joux est reprise aux Suisses. Maximilien de Habsbourg laisse le gouvernement des Pays-Bas et de la Franche-Comté à son fils Philippe le Beau qui est aussi l’époux de Jeanne la Folle reine de la Castille et de l’Aragon. Philippe, qui demeure dans les Flandres, visite la Franche-Comté en 1503. Le peuple, attaché à la maison des Comte Bourgogne voit en lui l’héritier de Charles le Téméraire et l’acclame aux crie de « Vive Bourgogne ». Mais Philippe meurt trois ans plus tard. Son fils futur Charles Quint n’a que six ans.
 Le gouvernement de l’héritage Bourguignon revient alors au dernier enfant de Marie de Bourgogne : Margueritte avec le titre de « lieutenante générale, gouverneresse et administraresse ». Cette femme issus du sang des comte de Bourgogne sait rapidement se rendre populaire même si elle gouverne depuis les Pays Bas jusqu'à la mort de Marguerite d'Autriche.Elle pacifie la région et llimite la pression fiscale sur la Franche-Comté. Par ailleurs, elle assure la neutralité de la Comté en signant une Ligue Héréditaire (en 1511) avec les Suisses promettant une aide réciproque en cas de conflit, ainsi qu'un traité de neutralité avec le royaume de France (en 1522).Lle pouvoir est délégué à un gouverneur comtois et au Parlement de Dole.

Avec l'avènement de Charles Quint, la province vit ce qui est longtemps considéré comme l'Age d'or de la Comté.

Ainsi, Charles Quint fait appel à de nombreux Comtois, dans l'art des armes et du verbe. L'un d'eux, Nicolas Perrenot de Granvelle, accède même à la tache suprême de premier conseiller. La noblesse est honorée elle aussi, appelée à guerroyer à l'étranger et se couvre même de gloire en capturant le roi de France François Ier à Pavie. Durant ces années , la Franche-Comté se conforte et prospère, mais en 1595, Henri IV déclare la guerre à l'Espagne et envahit la Franche-Comté. La plupart des villes résistent. Les cantons suisses, malgré la Ligue Héréditaire, n'interviennent pas militairement...L'Espagne décide finalement de secourir la province et l'arrivée des renforts espagnols force les troupes royales à la retraite. Le traité de Vervins signé en 1598, met fin au conflit entre la France et l'Espagne, renouvellant le traité de neutralité.

Guerre de Dix Ans

La guerre de Dix Ans est l'épisode comtois de la Guerre de Trente Ans. En 1634 Franche-Comté est prise dans cette guerre européenne qui ravage l'europe du nord depuis 1618. En 1636, Richelieu décide d'attaquer Dole, capitale de la Franche- Comté, et le siège du Parlement.Le pays était prêt à résister et à demeurer fidèle à l'Espagne et surtout à son autonomie. Le Grand Condé en personne mène les troupes royales. Les 4 000 défenseurs dr Dole, aidés de la population résistent  au 15 000 soldats de l'armée française. Tous les assauts sont repoussés. Le 13 août 1636 , les armées comtoise et impériale se sont rejointes dans le duché et menacent toute retraite. Aussitôt, les français se replient sous l'avancée de l'armée de secours. Le 15 août 1636, la Franche-Comté remporte la victoire la plus glorieuse de son histoire : Dole est libérée après un siège de 3 mois.

Engagés par la France, des mercenaires envahissent la Comté par tous les côtés. Seuls Dole, Gray Salins et Besançon peuvent résister. Les pillages, les incendies, les massacres se multiplient. Les blés sont coupés en herbe. Enfin, les partisans — dont Lacuzon, le symbole de la résistance — s'organisent et sillonnent la Comté pour chasser les Français.Les populations comtoises n'ont d'autre choix que de fuir ou se réfugier dans les nombreuses grottes du massif jurassien et d'abandonner les cultures, entraînant la famine bientôt secondée par la peste. C'est alors que le cannibalisme, ultime horreur, entre dans une Franche-Comté repoussée dans ses derniers retranchements.

    « Enfin on en vint à la chair humaine, premièrement dans l'armée où les soldats étant occis servaient de pâture aux autres qui coupaient les parties les plus charnues des corps morts pour bouillir ou rôtir et hors du camp faisaient picorée de chair humaine pour manger. On découvrit dans les villages des meurtres d'enfants faits par leurs mères pour se garder de mourir et des frêres par leurs frêres et la face des villes était partout la face de la mort. »

Après une invasion française en 1644, le traité de neutralité est violé par Mazarin. Les traités de Westphalie mettent fin à la guerre de Trente Ans en 1648 puis la paix des Pyrénées en 1659, confirme la suzeraineté de l'Espagne sur la province. C'est une Franche-Comté libre mais exsangue qui ressort du conflit : plus de 200 000 personnes — plus de la moitité de la population — ont péri durant cette guerre.

Le retour des français

Le pays est alors totalement désorganisé. Des émeutes, parfois meurtrières, éclatent dans les principales villes : le peuple accuse ses parlementaires d'avoir livré la province aux Français. Quant à l'Espagne, furieuse que la Franche-Comté ne se soit pas défendue, elle nomme dès lors uniquement des non-Comtois au poste de gouverneur.Ceux-ci se montrent autoritaires et exigeants : ils se doutent du retour imminent des Français et s'évertuent à force d'impôts de relever les fortifications.

En 1673, l'Espagne lance des raids en Bourgogne. Les Français contre-attaquent sur le sol comtois.  L'assaut est repoussé par le peuple. La guerre se poursuit, et les cités comtoises , souvent mal fortifiées, tombent les unes après les autres. À Besançon, des potences sont dressées, destinées aux traîtres. Les Bisontins manquent de peu de tuer Louis XIV, venu en personne assister au siège.

Malgré leur ténacité, la lutte des partisans  ne suffit pas à sauver la province.Toutes les villes sont tombées, mais la résistance ne s'arrête pas là : après 10 mois de combats, les Comtois refusent toujours de se rallier à la France.

En 1678, le traité de Nimègue annexe la Franche Comté à la France, définitivement cette fois ci. Les résistants s'exilent dans un vain espoir d'un retour à l'Espagne qui ne vient pas malgré quelques espoirs. Les partisans comtois demandent aux leurs de les enterrer face contre terre par opposition au soleil de Louis XIV et afin de ne pas voir les Français fouler leur terre.

La Franche-Comté française

Les intendants nommés par le roi pour administrer la province sont détestés, parfois menacés physiquement. Voltaire explique cet attachement à l'Espagne par ces mots:

    « Cette province, assez pauvre en argent mais très fertile, avait le nom de Franche et l'était en effet. Les rois d'Espagne en étaient plutôt les protecteurs que les maîtres, le peuple jouissait de grands privilèges, toujours respectés par la Cour de Madrid qui ménageait une province jalouse de ses droits et voisine de la France. Jamais peuple ne vécut sous une administration plus douce et ne fut si attaché à ses souverains. Son amour pour la maison d'Autriche s'est conservé pendant deux générations, mais cet amour était, au fond, celui de la liberté. »

Quelques références :

    * Jean-Louis Clade, Si la Comté m'était contée,
    * Jean Defrasne, Les Comtois - Le pays, l'histoire, l'esprit,
    * Louis Renard, La Franche-Comté, 1943
    * Louis Gerard, La Guerre de Dix Ans
    * Gabriel Gravier et Jean Girardot, Histoire de la Franche-Comté
    * Jean-François Solnon, Quand la Franche-Comté était espagnole.
Parti Fédéraliste de Franche-Comté
Quelques cartes historiques :

La Franche-Comté :

- Sous Charles Quint

- Après Louis XIV

- Actuelle